Technologies et données, des leviers vers une mobilité décarbonée ?


Quelle sont les solutions de la donnée pour réduire l'empreinte carbone de la mobilité ?

Si la part des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports s’élève à 25% dans le monde, la crise sanitaire a permis d’entrevoir différentes possibilités d’alternatives modales à la route pour accélérer la transition vers une mobilité décarbonée et pour repousser les limites de la résilience du système face au changement.


Cette crise sanitaire a aussi soufflé la remise en cause de l’utilisation de la voiture personnelle comme mode de déplacement par défaut en rapport à ses externalités devenues crûment visibles par la disparition de leurs effets négatifs durant la crise : pollution, bruit et congestion.


Des barrières sociales et psychologiques à déverrouiller

Au-delà de la création d’une infrastructure et d’une offre de services pour des moyens de transport alternatifs, un changement comportemental est aussi nécessaire à la transition vers une mobilité décarbonée afin de faire tomber les barrières qui freinent encore les individus en matière de sécurité, ponctualité, propreté et fiabilité. Ces freins, à la fois psychologiques et sociaux, sont issues d’une compréhension globale brouillée du changement climatique et du manque de confiance envers les modes de transport doux de la part des usagers de la voiture individuelle. Et pourtant, un voyageur qui préfèrera le train ou le métro à la voiture émettra 30 fois moins de gaz à effet de serre. Avec une prédiction que 70% de la population vivra en milieu urbain d’ici 2050, il devient nécessaire de mener des campagnes de sensibilisation au réchauffement climatique en plus d’une amélioration des offres de mobilité plus saines et sécurisées.


La loi LOM comme point d’appui

L’un des enjeux principaux est donc de convaincre et d’accompagner l’usager pour échanger un déplacement (si celui-ci ne peut pas être supprimé) en voiture personnelle par un déplacement utilisant des moyens de transport plus vertueux (véhicule électrique partagé, transports collectifs, vélo...). Trois axes importants de développement peuvent être identifiés : déployer sur le territoire des solutions de mobilité plus vertueuses, favoriser la croissance technologique des modes alternatifs et soutenir financièrement la transition vers des transports plus propres. C’est ce qu’entreprend notamment la loi LOM (loi d’orientation des mobilités) de 2019 au travers de leviers d’action bien identifiés. En plus de la fin des ventes de véhicules à énergie fossile prévue pour 2040, la loi pose un objectif de triplement de la part modale du vélo d’ici 2024. La LOM prévoit également 1,2 milliard d’euros d’investissement pour le développement des mobilités propres, partagées et actives, dont 350 millions pour le vélo déjà lancés depuis 2018.


Initiatives technologiques et données pour créer une alternative

On le voit notamment dans le domaine ferroviaire, créer une alternative technologique à la motorisation par énergie fossile devient une réalité avec le développement des trains à batterie ou hydrogène pour remplacer les trains à motorisation diesel. Dans le domaine automobile, on peut aussi évoquer les initiatives de transition vers une mobilité routière de plus en plus servicielle : services privés de location avec check-in et check-out dans toutes les stations de France, partage de véhicules entre particuliers (en location ou copropriété), covoiturage ou transport à la demande. Ces alternatives, au-delà de la transition vers une motorisation plus vertueuse, conduisent indiscutablement à une réduction du nombre de véhicules en circulation, et par conséquent la congestion et la pollution due au trafic. La sensibilisation à l’écoconduite est aussi un levier à ne pas négliger dans cette période de transition. Enfin, la digitalisation des infrastructures de mobilité et des usages est un véritable tremplin vers une mobilité plus durable. L’apport de la donnée, temps réel ou historique, est un levier clé pour rendre le système de mobilité plus intelligent. L’exploitant de l’infrastructure ou du réseau y trouve un support précieux dans ses décisions d’exploitation au quotidien. Et l’usager du réseau ou l’utilisateur du service dans l’aide au choix du mode (ou de la combinaison de modes) ou de l’itinéraire le plus vertueux et non plus uniquement le plus court ou le plus rapide. La prise de conscience de la nécessité d’agir s’intensifie, la transition s’amorce, peut-être à pas feutrés, les initiatives et les innovations technologiques et digitales (pour ne parler que d’elles) foisonnent. Sachons les favoriser sans a priori et les orienter pour servir les objectifs de la collectivité.


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